Woman in a navy La Nageuse swimsuit walking into the waves

Longe-côte : la marche dans la mer qui fait du bien

Claire Baillet
Par Claire Baillet, fondatrice d'ikonō · 7 min de lecture

Longe-côte : la marche dans la mer qui fait du bien

De l’eau jusqu’à la taille, le vent sur le visage, un groupe qui avance au même rythme le long de la plage. Né à Dunkerque il y a une vingtaine d’années, le longe-côte a conquis les côtes françaises, belges et bien au-delà. Et il se pratique toute l’année.

L’essentiel

  • On marche dans la mer, avec de l’eau entre le nombril et les aisselles
  • Une activité accessible, qui s’adapte à différents niveaux
  • Sous la combinaison ou seul l’été, un maillot une pièce qui ne bouge pas

Le longe-côte, c’est quoi ?

Le longe-côte, qu’on appelle aussi marche aquatique ou randonnée aquatique, consiste à marcher dans la mer, parallèlement au rivage, avec une hauteur d’eau située entre le nombril et les aisselles. On avance en groupe, avec ou sans pagaie selon la pratique.

Tout commence en 2005 à Dunkerque. Thomas Wallyn, entraîneur d’aviron, cherche un moyen de renforcer ses rameurs sans malmener leurs articulations. Il se met à marcher dans l’eau, pagaie en main, teste le courant, les vagues… et y prend un plaisir qu’il n’attendait pas. Lui-même parle de « sérendipité ». Ceux qui le suivent deviennent les premiers « longeurs ». Aujourd’hui, la discipline est encadrée par la Fédération française de randonnée.

Le saviez-vous ?

Les femmes sont nombreuses à marcher dans la mer : au championnat régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur 2024, elles étaient 188 sur 302 participants, soit plus de six sur dix. Et en compétition, les plus rapides avancent dans l’eau à 4 ou 5 km/h.

Bien plus qu’une mode française

Parti de la côte nord de la France, le longe-côte se pratique désormais en Espagne, où l’on parle de « marcha acuática », en Italie, au Maroc, en Tunisie, au Royaume-Uni sous le nom de « sea wading », et jusque sur une île de Tasmanie, en Australie.

En Belgique, c’est à Oostduinkerke qu’on peut s’y essayer avec un club, en séance encadrée. Des séances sont aussi proposées à Knokke-Heist. Et même en Flandre, on dit volontiers « longe-côte » plutôt que « zeewandelen ».

Les bienfaits du longe-côte

Un sport complet, sans à-coups. Avancer contre la résistance de l’eau fait travailler les jambes, le ventre, le dos et les bras. La Fédération le présente comme un renforcement musculaire et cardio sans traumatisme pour les articulations.

Du souffle et de l’équilibre. La marche dans l’eau entretient l’endurance et l’équilibre. Le rythme peut être adapté au niveau et à la condition physique de chacune.

Un moment à soi, et avec les autres. La mer, le ciel, le groupe qui avance ensemble : on en ressort fatiguée et apaisée à la fois.

Femme en maillot La Nageuse bleu marine marchant dans l’écume
La Nageuse bleu marine : une coupe sportive qui reste en place, dans les vagues comme sur le sable.

Débuter le longe-côte

Le plus simple est de rejoindre une séance encadrée. L’encadrant connaît les courants, les zones autorisées et le bon niveau d’immersion, qui compte autant pour la technique que pour le corps. Les sorties restent dans la bande des 300 mètres du rivage, avec un encadrant et un assistant pour vingt personnes au maximum.

Une séance dure en général une heure environ, en alternant la marche face au courant et dans son sens. Avant de commencer, et plus encore si vous reprenez une activité après une pause, une opération ou des traitements, parlez-en à votre médecin.

Quelle tenue pour le longe-côte ?

À la belle saison

Un maillot une pièce sportif, des chaussons aquatiques adaptés et une protection solaire. Selon la pratique, une pagaie ou d’autres accessoires de propulsion peuvent être utilisés.

D’octobre à avril

Une combinaison en néoprène, dont l’épaisseur suit la température de l’eau, des chaussons, parfois des gants et une cagoule. Et dessous, toujours un maillot.

En plein hiver, sur la mer du Nord, l’équipement est complet : combinaison, chaussons, gants, cagoule. Un pratiquant belge s’en amusait à la radio : ainsi harnaché, il ressemble davantage à un phoque qu’au sauveteur héroïque d’Alerte à Malibu. C’est aussi ça, le longe-côte.

L’été, en maillot : Sylvie aux Sables-d’Olonne

Quand l’eau le permet et selon les consignes du club, certaines laissent la combinaison au vestiaire. C’est le cas de Sylvie, cliente ikonō, qui marche dans l’Atlantique chaque semaine aux Sables-d’Olonne.

Sylvie, cliente ikonō, en kaftan rouge sur la plage des Sables-d’Olonne

« L’été, je fais du longe-côte en Nageuse. J’apprécie sa doublure dans l’Atlantique, qui peut parfois être saisissant, mais c’est surtout son maintien et son confort : je l’oublie et je profite du moment. En sortant, j’enfile mon kaftan et je rentre à vélo. »

Sylvie, longeuse aux Sables-d’Olonne

Que porter sous sa combinaison ?

Dans la mer, le maillot travaille : les vagues poussent, le courant tire, les bras bougent. Et sous une combinaison, il doit se faire oublier pendant une heure.

  • Une pièce : elle reste en place dans les vagues, mieux qu’un deux-pièces.
  • Bretelles larges : elles ne glissent pas quand vous levez les bras, et ne marquent pas sous le néoprène.
  • Maintien sans armatures : rien ne comprime sous la combinaison.
  • Coutures plates et doublure douce : pas de frottement, même après une longue sortie.
  • Tissu résistant au sel et au chlore : il garde sa forme sortie après sortie.

Sans combinaison, c’est le maillot qui reste au contact de la peau, de l’eau salée et du sable pendant toute la sortie. Les maillots ikonō sont doublés d’un tulle recyclé, doux, effet seconde peau, certifié OEKO-TEX® Standard 100.

« Cette première baignade, sur une île bretonne, avec un maillot joli et qui tenait malgré les vagues, a été un moment où je me suis sentie forte. »

Agathe, cliente ikonō

Ce jour-là, Agathe portait La Versatile vert Oasis : une coupe qui se noue dans le cou, un décolleté plus couvrant et un maintien sans armatures. Pour une allure plus sportive, La Nageuse, le modèle de Sylvie, a été dessinée pour le mouvement : coupe sportive, tissu recyclé résistant au chlore et à l’eau salée, UPF 50. Toutes deux ont des poches invisibles pour une, deux ou aucune prothèse.

La Nageuse, faite pour bouger

Bretelles larges, maintien sans armatures, tissu résistant au sel et au chlore, UPF 50.

Découvrir La Nageuse

Vos questions

Faut-il savoir nager pour faire du longe-côte ?

Pas nécessairement. Le longe-côte se pratique à une profondeur où l’on garde pied. Il faut néanmoins être à l’aise dans l’eau et, pour débuter, mieux vaut rejoindre une séance encadrée.

À partir de quel âge peut-on commencer ?

Des adolescentes aux plus de 70 ans, le longe-côte réunit toutes les générations, jusqu’en compétition. Un avis médical est conseillé avant de commencer.

Quelle combinaison pour le longe-côte ?

Une combinaison en néoprène dont l’épaisseur suit la température de l’eau : autour de 5 mm en eau très froide (7 à 12 °C), 4 mm entre 12 et 17 °C, 2 à 3 mm au-delà. Votre club vous conseillera ; certains proposent la location pour les premières séances.

Que porter sous la combinaison ?

Un maillot une pièce, avec des bretelles larges, des coutures plates et une doublure douce. Il ne doit ni glisser ni frotter pendant toute la sortie.

Et en été, sans combinaison ?

Quand l’eau le permet et selon les consignes du club : un maillot une pièce sportif, des chaussons aquatiques adaptés et une bonne protection solaire. Un tissu UPF 50 protège aussi la peau qu’il couvre.

Et vous, avez-vous déjà marché dans la mer ? Racontez-nous votre première sortie : nous adorons ces histoires.

De l’eau jusqu’à la taille, le vent sur le visage, un groupe qui avance au même rythme le long de la plage. Né à Dunkerque il y a une vingtaine d’années, le longe-côte a conquis les côtes françaises, belges et bien au-delà. Et il se pratique toute l’année.

L’essentiel

  • On marche dans la mer, avec de l’eau entre le nombril et les aisselles
  • Une activité accessible, qui s’adapte à différents niveaux
  • Sous la combinaison ou seul l’été, un maillot une pièce qui ne bouge pas

Le longe-côte, c’est quoi ?

Le longe-côte, qu’on appelle aussi marche aquatique ou randonnée aquatique, consiste à marcher dans la mer, parallèlement au rivage, avec une hauteur d’eau située entre le nombril et les aisselles. On avance en groupe, avec ou sans pagaie selon la pratique.

Tout commence en 2005 à Dunkerque. Thomas Wallyn, entraîneur d’aviron, cherche un moyen de renforcer ses rameurs sans malmener leurs articulations. Il se met à marcher dans l’eau, pagaie en main, teste le courant, les vagues… et y prend un plaisir qu’il n’attendait pas. Lui-même parle de « sérendipité ». Ceux qui le suivent deviennent les premiers « longeurs ». Aujourd’hui, la discipline est encadrée par la Fédération française de randonnée.

Le saviez-vous ?

Les femmes sont nombreuses à marcher dans la mer : au championnat régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur 2024, elles étaient 188 sur 302 participants, soit plus de six sur dix. Et en compétition, les plus rapides avancent dans l’eau à 4 ou 5 km/h.

Bien plus qu’une mode française

Parti de la côte nord de la France, le longe-côte se pratique désormais en Espagne, où l’on parle de « marcha acuática », en Italie, au Maroc, en Tunisie, au Royaume-Uni sous le nom de « sea wading », et jusque sur une île de Tasmanie, en Australie.

En Belgique, c’est à Oostduinkerke qu’on peut s’y essayer avec un club, en séance encadrée. Des séances sont aussi proposées à Knokke-Heist. Et même en Flandre, on dit volontiers « longe-côte » plutôt que « zeewandelen ».

Les bienfaits du longe-côte

Un sport complet, sans à-coups. Avancer contre la résistance de l’eau fait travailler les jambes, le ventre, le dos et les bras. La Fédération le présente comme un renforcement musculaire et cardio sans traumatisme pour les articulations.

Du souffle et de l’équilibre. La marche dans l’eau entretient l’endurance et l’équilibre. Le rythme peut être adapté au niveau et à la condition physique de chacune.

Un moment à soi, et avec les autres. La mer, le ciel, le groupe qui avance ensemble : on en ressort fatiguée et apaisée à la fois.

Femme en maillot La Nageuse bleu marine marchant dans l’écume
La Nageuse bleu marine : une coupe sportive qui reste en place, dans les vagues comme sur le sable.

Débuter le longe-côte

Le plus simple est de rejoindre une séance encadrée. L’encadrant connaît les courants, les zones autorisées et le bon niveau d’immersion, qui compte autant pour la technique que pour le corps. Les sorties restent dans la bande des 300 mètres du rivage, avec un encadrant et un assistant pour vingt personnes au maximum.

Une séance dure en général une heure environ, en alternant la marche face au courant et dans son sens. Avant de commencer, et plus encore si vous reprenez une activité après une pause, une opération ou des traitements, parlez-en à votre médecin.

Quelle tenue pour le longe-côte ?

À la belle saison

Un maillot une pièce sportif, des chaussons aquatiques adaptés et une protection solaire. Selon la pratique, une pagaie ou d’autres accessoires de propulsion peuvent être utilisés.

D’octobre à avril

Une combinaison en néoprène, dont l’épaisseur suit la température de l’eau, des chaussons, parfois des gants et une cagoule. Et dessous, toujours un maillot.

En plein hiver, sur la mer du Nord, l’équipement est complet : combinaison, chaussons, gants, cagoule. Un pratiquant belge s’en amusait à la radio : ainsi harnaché, il ressemble davantage à un phoque qu’au sauveteur héroïque d’Alerte à Malibu. C’est aussi ça, le longe-côte.

L’été, en maillot : Sylvie aux Sables-d’Olonne

Quand l’eau le permet et selon les consignes du club, certaines laissent la combinaison au vestiaire. C’est le cas de Sylvie, cliente ikonō, qui marche dans l’Atlantique chaque semaine aux Sables-d’Olonne.

Sylvie, cliente ikonō, en kaftan rouge sur la plage des Sables-d’Olonne

« L’été, je fais du longe-côte en Nageuse. J’apprécie sa doublure dans l’Atlantique, qui peut parfois être saisissant, mais c’est surtout son maintien et son confort : je l’oublie et je profite du moment. En sortant, j’enfile mon kaftan et je rentre à vélo. »

Sylvie, longeuse aux Sables-d’Olonne

Que porter sous sa combinaison ?

Dans la mer, le maillot travaille : les vagues poussent, le courant tire, les bras bougent. Et sous une combinaison, il doit se faire oublier pendant une heure.

  • Une pièce : elle reste en place dans les vagues, mieux qu’un deux-pièces.
  • Bretelles larges : elles ne glissent pas quand vous levez les bras, et ne marquent pas sous le néoprène.
  • Maintien sans armatures : rien ne comprime sous la combinaison.
  • Coutures plates et doublure douce : pas de frottement, même après une longue sortie.
  • Tissu résistant au sel et au chlore : il garde sa forme sortie après sortie.

Sans combinaison, c’est le maillot qui reste au contact de la peau, de l’eau salée et du sable pendant toute la sortie. Les maillots ikonō sont doublés d’un tulle recyclé, doux, effet seconde peau, certifié OEKO-TEX® Standard 100.

« Cette première baignade, sur une île bretonne, avec un maillot joli et qui tenait malgré les vagues, a été un moment où je me suis sentie forte. »

Agathe, cliente ikonō

Ce jour-là, Agathe portait La Versatile vert Oasis : une coupe qui se noue dans le cou, un décolleté plus couvrant et un maintien sans armatures. Pour une allure plus sportive, La Nageuse, le modèle de Sylvie, a été dessinée pour le mouvement : coupe sportive, tissu recyclé résistant au chlore et à l’eau salée, UPF 50. Toutes deux ont des poches invisibles pour une, deux ou aucune prothèse.

La Nageuse, faite pour bouger

Bretelles larges, maintien sans armatures, tissu résistant au sel et au chlore, UPF 50.

Découvrir La Nageuse

Vos questions

Faut-il savoir nager pour faire du longe-côte ?

Pas nécessairement. Le longe-côte se pratique à une profondeur où l’on garde pied. Il faut néanmoins être à l’aise dans l’eau et, pour débuter, mieux vaut rejoindre une séance encadrée.

À partir de quel âge peut-on commencer ?

Des adolescentes aux plus de 70 ans, le longe-côte réunit toutes les générations, jusqu’en compétition. Un avis médical est conseillé avant de commencer.

Quelle combinaison pour le longe-côte ?

Une combinaison en néoprène dont l’épaisseur suit la température de l’eau : autour de 5 mm en eau très froide (7 à 12 °C), 4 mm entre 12 et 17 °C, 2 à 3 mm au-delà. Votre club vous conseillera ; certains proposent la location pour les premières séances.

Que porter sous la combinaison ?

Un maillot une pièce, avec des bretelles larges, des coutures plates et une doublure douce. Il ne doit ni glisser ni frotter pendant toute la sortie.

Et en été, sans combinaison ?

Quand l’eau le permet et selon les consignes du club : un maillot une pièce sportif, des chaussons aquatiques adaptés et une bonne protection solaire. Un tissu UPF 50 protège aussi la peau qu’il couvre.

Et vous, avez-vous déjà marché dans la mer ? Racontez-nous votre première sortie : nous adorons ces histoires.

Nos maillots

Poches pour prothèse, sans armatures, UPF 50.

Voir toute la collection

À lire aussi

Conseils et histoires de femmes qui bougent.

La lettre ikonō

Conseils, histoires et nouveautés, deux fois par mois

Des conseils pour choisir et entretenir votre maillot, des portraits de femmes qui bougent, et nos nouvelles coupes en avant-première.